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Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19 en juillet 2021

Vue d’ensemble des résultats de l’enquête flash

Les salariés concernés par le télétravail ne sont plus que 14 % à avoir télétravaillé tous les jours de la semaine (soit 3 % de l’ensemble des salariés).

La reprise de l’activité se confirme en juillet : 80 % des salariés travaillent dans une entreprise dont l’activité est inchangée ou en hausse malgré la crise sanitaire, après 78 % en juin. 4 % des salariés travaillent dans une entreprise très fortement touchée - à l’arrêt complet ou en baisse d’activité de plus de 50 % - et 17 % dans une entreprise dont l’activité a baissé mais de moins de 50 %. Les arrêts ou très fortes baisses de l’activité diminuent de nouveau fortement dans le secteur des arts, spectacles et activités récréatives et dans l’hébergement-restauration, pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, les pertes d’activité (y compris de moins de 50 %) représentent moins de la moitié des salariés.

Le recours au chômage partiel poursuit sa forte baisse en juillet : 0,6 million de salariés auraient effectivement été en activité partielle au mois de juillet 2021 (soit 3 % des salariés du privé), après 1,4 million en juin, pour un nombre d’heures chômées correspondant à 0,2 million de salariés travaillant à temps plein sur le mois. Le principal motif de recours au chômage partiel en juillet demeure l’indisponibilité des salariés considérés comme fragiles/vulnérables ou en situation de garde d’enfants (48 % des cas). Suivent ensuite les réductions des débouchés et des commandes (31 %). La proportion de salariés couverts par un accord sur l'activité partielle de longue durée (APLD) est inchangée en juillet par rapport aux mois précédents.

Les perspectives économiques se détériorent légèrement, alors que l’épidémie rebondit et que le Pass sanitaire est mis en place. Les entreprises qui estiment que le retour à la normale de l’activité aura lieu au plus tard dans trois mois représentent 42 % des salariés, soit un repli de 2 points après trois mois de hausse.

Dans l’hébergement restauration, les entreprises redoutent particulièrement que leur reprise soit freinée par la mise en œuvre des contrôles du Pass sanitaire des clients à l’entrée des cafés et restaurants : les entreprises qui envisagent une reprise à court terme, d’ici un à trois mois, ne représentent plus que 5 % des effectifs salariés du secteur début août - une chute de 16 points en un mois partiellement compensée seulement par la progression de la part de celles qui déclarent un retour à la normale de leur activité déjà effectif ou imminent (6 points de plus, à 11 %).

À la date du 31 juillet, les difficultés rencontrées par les entreprises (quel que soit leur niveau d’activité) relèvent principalement d’un manque de personnel (22 %, + 2 points par rapport à la fin juin et en hausse dans la plupart des secteurs), tandis que les causes de baisse d’activité se recentrent encore davantage sur la perte de débouchés. Le risque de conclure un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou de licencier pour motif économique reste à des niveaux très bas.

Le télétravail, notamment sur l’intégralité de la semaine, est de moins en moins fréquent. Les salariés concernés par le télétravail ne sont plus que 14 % à avoir télétravaillé tous les jours de la semaine (soit 3 % de l’ensemble des salariés, après 4 % en juin, 8 % en mai et 10 % en avril). À la date du 31 juillet, 38 % des salariés travaillent dans une entreprise où le télétravail n’est pas autorisé. Cette proportion est particulièrement élevée dans les plus petites structures et décroît fortement avec la taille de l’entreprise. 22 % des salariés travaillent à l’inverse dans une entreprise qui impose au moins un jour de télétravail par semaine. Ces entreprises sont plus fréquemment de grande taille. Lorsqu’un nombre minimum de jours de télétravail est demandé, le plus souvent il s’agit d’un minimum de deux jours télétravaillés par semaine.