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Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19 en novembre 2020

Synthèse des résultats de l’enquête flash

En novembre, si l’activité se dégrade significativement avec le reconfinement (39 % de perte d’activité du fait de la crise sanitaire après 32 % en octobre), elle résiste toutefois mieux qu’au premier confinement (80 % en avril).

Les fortes baisses de l’activité sont concentrées dans l’hébergement restauration et les « autres activités de service », qui comprennent les arts et spectacles, et, dans une moindre mesure dans les transports et le commerce, ceux dits « non essentiels » ayant été fermés jusqu’au 28 novembre. Même si la perte de débouchés reste la cause majoritaire de la réduction d’activité, les restrictions administratives sont de nouveau en forte hausse ce mois-ci. Les réductions d’effectifs sont toujours stables en novembre et passent majoritairement par l’annulation ou le report d’embauches prévues.

Au cours de la semaine du 23 novembre, près d’un mois après le début du reconfinement et avant la réouverture des commerces dits « non essentiels », la proportion de salariés travaillant sur site diminue mais reste malgré tout très importante (59 %). Elle est près de deux fois plus élevée que lors du premier confinement. À l’inverse, la part des salariés en télétravail progresse et se rapproche des niveaux observés lors du premier confinement. Au cours du mois de novembre, un quart des salariés ont été au moins un jour en télétravail et 44 % d’entre eux l’ont été toute la semaine. Inversement, neuf salariés sur dix travaillent dans une entreprise dont certains salariés étaient en partie sur site en novembre, principalement car certaines tâches ne peuvent s’effectuer que sur site.

En novembre, 2,9 millions de salariés auraient effectivement été en activité partielle (soit environ 16 % des salariés du privé), après 1,8 million en octobre. C’est moins de la moitié du nombre de salariés en activité partielle au mois d’avril (plus de 8 millions). Les fermetures obligatoires sont plus fréquemment encore la raison du recours au chômage partiel, au même niveau que le motif de réduction des débouchés et des commandes. Début décembre, près d’un salarié sur deux travaille dans une entreprise qui a fait appel aux services de santé au travail dans sa stratégie de prévention sanitaire contre la Covid-19, et cela a été utile près de neuf fois sur dix. En outre, 8 % des salariés travaillent dans une entreprise qui a déjà proposé des tests antigéniques à ses employés.

Enfin début décembre, l’incertitude des entreprises concernant la reprise de l’activité diminue et les perspectives ne se dégradent pas. La part d’entreprises qui ne savent pas dater le retour à la normale diminue de 4 points par rapport au mois précédent et les entreprises indiquant que l’activité est déjà revenue à la normale ou qui anticipent que ce sera le cas d’ici moins de 3 mois sont plus nombreuses et représentent 36 % de l’emploi salarié.