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Les tensions sur le marché du travail en 2020

Avec la crise sanitaire, elles baissent pour rejoindre celles de 2017

En 2020, les tensions sur le marché du travail diminuent pour la première fois depuis 2015, et retrouvent leur niveau de 2017.

Elles restent néanmoins élevées malgré le contexte de crise sanitaire. Elles baissent dans pratiquement tous les métiers, particulièrement dans le transport, l’hôtellerie-restauration et l’industrie. En revanche, elles augmentent pour les métiers de la santé.

Bien qu’en léger recul, les tensions restent particulièrement fortes dans le bâtiment, où les projets d’embauches sont très nombreux, ainsi que dans l’industrie, où le vivier de candidats est réduit.

Au sein des services, les situations varient d’un métier à l’autre : pour les aides-soignants et les infirmiers, les tensions résultent d’un déficit de main-d'œuvre disponible, alors que, chez les cuisiniers, elles relèvent d’une inadéquation entre les profils des demandeurs et les besoins exprimés par les employeurs.

Avertissements :
• les données ont été révisées de 2011 à 2019 par rapport à la précédente publication (voir note de révision).
• les indicateurs présentés ici dans cette publication s’appuient sur des données collectées en grande partie durant les restrictions liées au contexte sanitaire de l’année 2020. Ils ne préjugent pas de la situation qui prévaut depuis la levée de celles-ci et la réouverture de plusieurs secteurs d’activité.

Datavisualisation

La carte interactive en bas de page vous permet de découvrir les disparités départementales et régionales de tension par métier et les indicateurs pour 13 régions, 100 départements et 186 métiers.

Pour caractériser le déséquilibre entre les offres d’emploi émanant des entreprises et les demandes d’emploi en provenance des personnes en recherche d’emploi, la Dares et Pôle emploi ont élaboré un indicateur synthétique de tension, établi à fréquence annuelle depuis 2011 et décliné par métier, de l’échelon national au niveau départemental. Cet indicateur prend en compte, pour chaque métier et dans chaque zone géographique, le niveau des difficultés de recrutement anticipées par les employeurs, les offres d’emploi rapportées au nombre de demandeurs d’emploi, et la facilité qu’ont les demandeurs d’emploi à sortir des listes de Pôle emploi. Une hausse de l’indicateur correspond à un accroissement des tensions.

Cet indicateur synthétique est accompagné de six indicateurs complémentaires pour tenir compte des divers facteurs à l’origine des tensions. Ils permettent d’identifier les causes possibles des tensions et des difficultés de recrutement : fréquence élevée des besoins de recrutement, conditions de travail ou d’emploi peu attractives, manque de main-d'œuvre disponible, décalage entre les compétences requises par les recruteurs et celles détenues par les personnes en recherche d’emploi, ou désajustement géographique entre la demande et l’offre de travail

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