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Évolution des salaires de base et conditions d’emploi dans le secteur privé : résultats provisoires du 3e trimestre 2021

L’indice du salaire mensuel de base (SMB) augmente de 0,3 % au 3e trimestre 2021.

L’indice du salaire mensuel de base (SMB) augmente de 0,3 % au 3e trimestre 2021 et de 1,5 % sur un an dans les sociétés de 10 salariés ou plus de l’ensemble du secteur privé hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) progresse de 0,3 % au 3e trimestre 2021 et de 1,5 % sur un an.

Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation sur la période : les prix à la consommation (pour l’ensemble des ménages et hors tabac) augmentent de 0,5 % entre juin 2021 et septembre 2021 et de 2,1 % sur un an au troisième trimestre1.

Sur le même champ, la durée hebdomadaire collective moyenne du travail est stable à 35,7 heures au 30 septembre 2021.

Selon l’estimation flash de l’emploi salarié réalisée par l’Insee et la Dares2, dans l’ensemble des entreprises du secteur privé, les effectifs salariés augmenteraient de 0,5 % au 3e trimestre 2021 (soit +96 100 emplois). Sur un an, ils progresseraient de 2,5 % (soit +489 900 emplois).

  • 1. Il s’agit de l’indice des prix à la consommation hors tabac pour l’ensemble des ménages. Cet indice est retenu du fait de la prépondérance accordée au salaire mensuel de base de l’ensemble des salariés. Les modalités de revalorisation du Smic font quant à elles référence à l’augmentation de l’indice mensuel des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie (+0,5 % de juin 2021 à septembre 2021 et +2,3 % de septembre 2020 à septembre 2021).
  • 2. L’estimation flash de l’emploi salarié, disponible moins de 45 jours après la fin du trimestre, couvre uniquement le champ privé. Dans l’industrie, la construction et le tertiaire marchand hors intérim, elle était fondée, avant le début de la crise sanitaire, sur des modèles d’étalonnages estimés par la Dares et l’Insee à partir des données de l’enquête trimestrielle Activités et conditions d’emploi de la main-d’œuvre (Acemo), et des données issues des enquêtes de conjoncture de l’Insee auprès des chefs d’entreprises. Le recours à la modélisation permettait d’extrapoler à l’ensemble des entreprises les résultats de l’enquête trimestrielle Acemo qui ne couvre que celles d’au moins 10 salariés. Depuis la crise sanitaire, les étalonnages ne sont plus mobilisés qu’à partir des enquêtes de conjoncture et les estimations flash sont principalement réalisées en mobilisant de manière anticipée les données issues de la déclaration sociale nominative. Enfin, l’estimation flash de l’emploi intérimaire est réalisée par la Dares à partir des déclarations sociales nominatives des entreprises de travail temporaire.