Données

L’emploi intérimaire

L’emploi intérimaire augmente légèrement en avril 2021, avec 3 400 intérimaires de plus qu'en mars.

Définition, source et champ

L'emploi intérimaire correspond à la mise à disposition temporaire d'un salarié par une entreprise de travail temporaire auprès d’une entreprise cliente utilisatrice, afin d'exécuter une mission dans le cadre d'un remplacement temporaire d'un salarié, de travaux saisonniers ou d'un accroissement temporaire de l'activité.

Il est associé à un type de contrat de travail spécifique, assorti notamment d’une indemnité de fin de mission. Depuis 2014, les employés intérimaires peuvent aussi contracter un contrat à durée indéterminée (CDI intérimaire) avec l’entreprise de travail temporaire. 

Bien que représentant une part réduite de l’emploi salarié (entre 2 et 3 %), l’intérim est un indicateur conjoncturel avancé de l’évolution de l’activité économique : il constitue la composante de l’emploi salarié la plus sensible à la variation du climat économique, variant rapidement à la hausse ou à la baisse en fonction de l’activité.

La Dares fournit des données sur le nombre d'intérimaires, y compris le nombre de CDI intérimaires, le volume de travail en intérim et les durées moyennes de mission, détaillées par secteur d'activité et par région de l'établissement utilisateur ; le nombre d’intérimaires et le volume de travail en intérim sont aussi détaillés selon la région de l’établissement de travail temporaire. Ces données sont disponibles depuis 2000, pour la France hors Mayotte. Depuis mai 2018, elles sont issues exclusivement de la Déclaration sociale nominative (DSN).

L'intérim en avril 2021

Fin avril 2021, 751 000 personnes occupent un emploi intérimaire (données provisoires, corrigées des variations saisonnières).

L’emploi intérimaire augmente légèrement en avril 2021 (+0,5 %, soit +3 400 intérimaires), après s’être stabilisé en mars (-0,0 %, soit -100 intérimaires).

Fin avril 2021, le nombre d’intérimaires reste inférieur de 5,5 % à celui de février 2020, juste avant la crise sanitaire.

Fin mars 2021, dernier mois pour lequel des données détaillées sont disponibles, l’emploi intérimaire est stable dans le tertiaire (0,0 %, soit +100 intérimaires), par rapport au mois précédent. Dans l’industrie, l’emploi intérimaire augmente très légèrement (+0,2 %, soit +400 intérimaires) ; au contraire, il diminue dans la construction (−0,5 %, soit −800 intérimaires).

Dans l’industrie et le tertiaire, les évolutions sont toutefois disparates. Dans l’industrie, l’emploi intérimaire augmente plus que la moyenne sectorielle dans la fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines (+1,4 %), et diminue légèrement dans la fabrication de matériels de transports (−0,9 %). Dans le tertiaire, certains secteurs sont dynamiques, comme l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale (+10,4 %), tandis que l’emploi intérimaire diminue légèrement dans les transports et l’entreposage (−2,1 %).

L’industrie reste le secteur le plus éloigné de son niveau d’avant-crise. L’emploi intérimaire y atteint 91 % de son niveau de février 2020 (contre 96 % dans le tertiaire et 94 % tous secteurs confondus). Dans le tertiaire, la situation est très hétérogène ; l’emploi intérimaire dépasse son niveau d’avant-crise dans les transports et entreposage (de 7 %), mais en reste très éloigné dans l’hébergement et la restauration (35 % de son niveau d’avant-crise). 

Par rapport à février 2021, l’emploi intérimaire augmente légèrement dans certaines régions, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes (+1,4 %) et en Nouvelle-Aquitaine (+1,0 %), et diminue dans les Hauts-de-France (−1,8 %) ou encore en Bretagne (−1,2 %). L’Île-de-France et l’Occitanie restent les régions les plus éloignées de leur niveau d’avant-crise (respectivement 86 % et 88 % du niveau de février 2020) ; au contraire, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi intérimaire atteint 104 % du niveau de février 2020.

Révisions :  par rapport à l’estimation provisoire diffusée le 7 mai 2021, l’évolution de l’emploi intérimaire entre les mois de février et mars 2021 est légèrement révisée à la hausse (0,0 % contre -0,2 %).

L'intérim au 1er trimestre 2021

Après un recul historique lors du premier trimestre 2020 et une reprise marquée au cours des trois trimestres suivants, l’emploi intérimaire est quasi stable au 1er trimestre 2021 (+0,3 %, soit +2 400 intérimaires, après +5,0 % soit +35 700 intérimaires au trimestre précédent). Il demeure en-deçà de son niveau d’avant la crise sanitaire : fin mars 2021, l’emploi intérimaire reste inférieur de 5,0 % au niveau de fin décembre 2019.

La dynamique de l’emploi intérimaire diffère selon les secteurs d’activité. Dans l’industrie, la reprise se poursuit mais ralentit par rapport au trimestre précédent (+1,7 %, après +4,6 %) et dans la construction, l’emploi intérimaire se stabilise (+0,3 %, après +7,0 % au trimestre précédent). Au contraire, dans le tertiaire, le nombre d’intérimaires diminue légèrement après une hausse au trimestre précédent (-0,8 %, après +4,5 %). Dans les trois secteurs, l’emploi intérimaire reste toutefois inférieur à son niveau d’avant-crise (par rapport à fin 2019, -7,9 % dans l’industrie, -3,9 % dans le tertiaire et -2,4 % dans la construction).

Mesuré en moyenne sur l’ensemble du 1er trimestre 2021, le volume de travail temporaire (en équivalent emplois à temps plein) continue à se redresser, mais à un rythme moins soutenu qu’au trimestre précédent (+2,6 %, après +6,3 % au 4e trimestre 2020).

Volume de travail temporaire en équivalent temps plein et nombre d'intérimaires en fin de trimestre

Les données fournies portent sur : 

  • le volume de travail temporaire par secteur d’activité, sexe, âge et par catégorie socioprofessionnelle ; 
  • le taux de recours par secteur d’activité ; 
  • le volume de travail temporaire et la durée moyenne des missions par secteur d’activité et région de l’établissement utilisateur.