Données

L’emploi intérimaire

Données sur le nombre d'intérimaires (CDD et CDI), le volume de travail en intérim et les durées moyennes de mission, détaillées par secteur d'activité et par région de l'établissement utilisateur ; le nombre d’intérimaires et le volume de travail en intérim sont aussi détaillés selon la région de l’établissement de travail temporaire.

Définition, source et champ

L'emploi intérimaire correspond à la mise à disposition temporaire d'un salarié par une entreprise de travail temporaire auprès d’une entreprise cliente utilisatrice, afin d'exécuter une mission dans le cadre d'un remplacement temporaire d'un salarié, de travaux saisonniers ou d'un accroissement temporaire de l'activité.

Il est associé à un type de contrat de travail spécifique, assorti notamment d’une indemnité de fin de mission. Depuis 2014, les employés intérimaires peuvent aussi contracter un contrat à durée indéterminée (CDI intérimaire) avec l’entreprise de travail temporaire. 

Bien que représentant une part réduite de l’emploi salarié (entre 2 et 3 %), l’intérim est un indicateur conjoncturel avancé de l’évolution de l’activité économique : il constitue la composante de l’emploi salarié la plus sensible à la variation du climat économique, variant rapidement à la hausse ou à la baisse en fonction de l’activité.

La Dares fournit des données sur le nombre d'intérimaires, y compris le nombre de CDI intérimaires, le volume de travail en intérim et les durées moyennes de mission, détaillées par secteur d'activité et par région de l'établissement utilisateur ; le nombre d’intérimaires et le volume de travail en intérim sont aussi détaillés selon la région de l’établissement de travail temporaire. Ces données sont disponibles depuis 2000, pour la France hors Mayotte. Depuis mai 2018, elles sont issues exclusivement de la Déclaration sociale nominative (DSN).

L'intérim en décembre 2020

Fin décembre 2020, 747 000 personnes occupent un emploi intérimaire (données provisoires, corrigées des variations saisonnières). 

Après une baisse en novembre liée au deuxième confinement (-19 000 missions soit -2,6 %), l’intérim rebondit fin décembre 2020 (+36 300 soit +5,1 %). Le nombre d’intérimaires se situe ainsi à 94 % du niveau qui prévalait fin février 2020, avant la crise sanitaire liée à la Covid-19.

En glissement annuel, par rapport au mois de décembre 2019, l’intérim diminue de 5,1 % (−40 500 intérimaires).

Fin novembre 2020, dernier mois pour lequel des données détaillées sont disponibles, la baisse de l’emploi intérimaire est portée par l’industrie (−2,7 %, soit −6 800) et le secteur tertiaire (−4,1 %, soit −13 500 intérimaires), dont principalement le commerce (−17,0 %, soit −12 100). Dans la construction, l’emploi intérimaire augmente très légèrement (+0,9 %, soit +1 300). Le secteur tertiaire est le plus proche de son niveau d’avant crise (92 % du niveau de février 2020, contre 89 % dans la construction, 86 % dans l’industrie et 89 % tous secteurs confondus). Mais la situation y est très hétérogène : certains secteurs sont au-delà de leur niveau de février 2020 (110 % dans le transport et l’entreposage et 120 % dans l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale) tandis que d’autres en sont très éloignés (29 % dans l’hébergement et la restauration).

L’emploi intérimaire diminue dans presque toutes les régions, notamment en Bretagne (−4,7 % par rapport à octobre 2020), en Bourgogne-Franche-Comté (−3,9 %) et en Pays-de-la-Loire (−3,1 %). Comme les mois précédents, l’Île-de-France et l’Occitanie sont les régions les plus éloignées de leur situation d’avant crise (respectivement 83 % et 85 % du niveau de février 2020, contre 89 % en France hors Mayotte) ; à l’inverse, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi intérimaire revient à son niveau de février 2020.

Révisions : par rapport à l’estimation provisoire diffusée le 13 janvier 2021, la baisse de l’intérim entre les mois d’octobre et de novembre 2020 est légèrement révisée à la hausse (−2,6 % contre −3,0 %).

L'intérim au 3e trimestre 2020

Après un recul historique en début d’année et un début de reprise au 2e trimestre, l’emploi intérimaire continue à se redresser au 3e trimestre 2020 (+22,8 %, soit +131 600 intérimaires, après +22,9 % soit +107 800 au trimestre précédent). Cependant, ce redressement n’est encore que partiel : fin septembre 2020, l’emploi intérimaire reste inférieur de 10 % à son niveau de fin décembre 2019.

La reprise se poursuit dans tous les secteurs, à un rythme différent selon l’ampleur de la baisse au 1er trimestre puis du rebond au 2e trimestre : elle est ainsi un peu plus forte dans l’industrie (+26,8 % après +14,3 %) que dans la construction (+24,2 % après +85,3 %) et le tertiaire (+19,4 % après +12,4 %). Dans les trois secteurs, l’emploi intérimaire reste toutefois inférieur à son niveau d’avant crise (par rapport à fin 2019, -13,8 % dans l’industrie, -8,4 % dans la construction et -7,7 % dans le tertiaire).

Mesuré en moyenne sur l’ensemble du 3e trimestre 2020, le volume de travail temporaire (en équivalent emplois à temps plein) se redresse nettement (+50,5 % après -39,7 % au 2e trimestre 2020).

Volume de travail temporaire en équivalent temps plein et nombre d'intérimaires en fin de trimestre

Les données fournies portent sur : 

  • le volume de travail temporaire par secteur d’activité, sexe, âge et par catégorie socioprofessionnelle ; 
  • le taux de recours par secteur d’activité ; 
  • le volume de travail temporaire et la durée moyenne des missions par secteur d’activité et région de l’établissement utilisateur.