Données

L'emploi intérimaire

817 900 personnes occupent un emploi intérimaire fin mars 2022 (données provisoires, corrigées des variations saisonnières), soit 8 100 de moins qu’au mois précédent (-1,0 %).

Définition, source et champ

L'emploi intérimaire correspond à la mise à disposition temporaire d'un salarié par une entreprise de travail temporaire auprès d’une entreprise cliente utilisatrice, afin d'exécuter une mission dans le cadre d'un remplacement temporaire d'un salarié, de travaux saisonniers ou d'un accroissement temporaire de l'activité.

Il est associé à un type de contrat de travail spécifique, assorti notamment d’une indemnité de fin de mission. Depuis 2014, les employés intérimaires peuvent aussi contracter un contrat à durée indéterminée (CDI intérimaire) avec l’entreprise de travail temporaire. 

Bien que représentant une part réduite de l’emploi salarié (entre 2 et 3 %), l’intérim est un indicateur conjoncturel avancé de l’évolution de l’activité économique : il constitue la composante de l’emploi salarié la plus sensible à la variation du climat économique, variant rapidement à la hausse ou à la baisse en fonction de l’activité.

La Dares fournit des données sur le nombre d'intérimaires, y compris le nombre de CDI intérimaires, le volume de travail en intérim et les durées moyennes de mission, détaillées par secteur d'activité et par région de l'établissement utilisateur ; le nombre d’intérimaires et le volume de travail en intérim sont aussi détaillés selon la région de l’établissement de travail temporaire. Ces données sont disponibles depuis 2000, pour la France hors Mayotte. Depuis mai 2018, elles sont issues exclusivement de la Déclaration sociale nominative (DSN).

L'intérim en février 2022 et mars 2022

Fin mars 2022, 817 900 personnes occupent un emploi intérimaire (données provisoires, corrigées des variations saisonnières), soit 8 100 de moins qu’au mois précédent (–1,0 %), après –20 800 en février (–2,5 %).

Fin mars 2022, le nombre d’intérimaires dépasse son niveau de février 2020 de 3,7 % (+29 000).

Fin février 2022, dernier mois pour lequel des données détaillées sont disponibles, l’emploi intérimaire diminue dans l’ensemble des secteurs : –3,7 % dans le tertiaire (–14 400 intérimaires), –1,8 % dans l’industrie (–5 200 intérimaires) et –0,8 % dans la construction (–1 200 intérimaires). 

Dans le tertiaire, l’emploi intérimaire diminue dans l’ensemble des secteurs (notamment –6,2 % soit –7 900 intérimaires dans le transport-entreposage ; –5,2 % soit –4 400 dans le commerce ; –5,6 % soit –2 100 dans l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale), à l’exception notable de l’hébergement-restauration (+ 13,7 %, soit +1 400 intérimaires). Ces évolutions apparaissent comme des contrecoups après celles en sens inverse enregistrées en janvier, vraisemblablement en lien avec l’évolution de la situation sanitaire. Au total, l’intérim dans le secteur tertiaire dépasse son niveau de février 2020 de 9,7 %.

L’emploi intérimaire diminue dans les grands secteurs industriels et en particulier dans la fabrication de denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac (–4,2 %, soit –2 700 intérimaires) et la fabrication d’autres produits industriels (–1,0 %, soit –1 400). Sur l’ensemble de l’industrie, l’emploi intérimaire dépasse son niveau d’avant-crise de 3,6 %. 

La construction reste le seul grand secteur en deçà de son niveau de février 2020 (–4,2 %, contre +4,7 % tous secteurs confondus). Mais dans l’industrie comme dans le tertiaire, certains secteurs sont encore très éloignés de leur niveau d’avant-crise (–16,3 % par rapport au niveau de février 2020 dans la fabrication de matériels de transport ; –18,2 % dans l’hébergement-restauration ; –20,9 % dans les activités financières et d'assurance), tandis que d’autres le dépassent largement (+18,3 % dans les transports et l’entreposage ; +52,6 % dans l’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale). 

L’emploi intérimaire diminue dans la totalité des régions. La baisse est plus marquée que la moyenne nationale dans les Hauts-de-France (–6,1 %, soit –5 000 intérimaires, contre –2,5 % en France hors Mayotte) et en Normandie (–3,6 %, soit –1 700), notamment du fait du secteur du transport-entreposage, ainsi qu’en Bourgogne-Franche-Comté (–3,4 %, soit –1 400), pénalisé par le secteur de la fabrication de matériel de transport.
Par rapport à la situation d’avant-crise, l’emploi intérimaire dépasse son niveau de février 2020 dans l’ensemble des régions françaises, à l’exception de l’Ile-de-France (–2,8 %). Il est nettement au-dessus dans le Grand Est (+11,5 %) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+13,6 %).

Révisions : Par rapport à l’estimation provisoire diffusée le 6 avril 2022, l’évolution de l’emploi intérimaire entre fin janvier et fin février 2022 est légèrement révisée à la baisse (–2,5 %, contre –2,4 %).

Note : la mesure de l’emploi intérimaire en fin de mois est établie sur les 5 derniers jours ouvrés consécutifs en fin de mois. Pour les mois de février et de mars 2022, il s’agit de la semaine du 21 au 25.

L'intérim au 4e trimestre 2021

Après un recul historique lors du 1er trimestre 2020, un rebond marqué au cours de l’année 2020 et un ralentissement début 2021, l’emploi intérimaire accélère au 4e trimestre 2021 (+5,4 %, soit +42 300 intérimaires, après +2,1 % soit +16 000 intérimaires au trimestre précédent). Il dépasse son niveau d’avant la crise sanitaire : fin décembre 2021, l’emploi intérimaire est supérieur de 6,3 % au niveau de fin décembre 2019.

L’emploi intérimaire accélère dans l’ensemble des secteurs. Le nombre d’intérimaires augmente de +6,6 % dans l’industrie (après +2,3 % au 3e trimestre 2021), de +4,9 % dans le tertiaire (après +2,1 %) et de +4,5 % dans la construction (après +1,5 %). Toutefois, alors que l’emploi intérimaire est nettement supérieur à son niveau d’avant-crise dans le secteur des services (+11,4 % par rapport à fin 2019) et le dépasse dans une moindre mesure dans l’industrie (+3,4 %), il ne fait que l’atteindre dans la construction (+0,1 %).

Mesuré en moyenne sur l’ensemble du 4e trimestre 2021, le volume de travail temporaire (en équivalent emplois à temps plein) accélère également par rapport au trimestre précédent (+5,0 %, après +1,5 % au 3e trimestre 2021).

Volume de travail temporaire en équivalent temps plein et nombre d'intérimaires en fin de trimestre

Les données fournies portent sur : 

  • le volume de travail temporaire par secteur d’activité, sexe, âge et par catégorie socioprofessionnelle ; 
  • le taux de recours par secteur d’activité ; 
  • le volume de travail temporaire et la durée moyenne des missions par secteur d’activité et région de l’établissement utilisateur.