Données

L’emploi intérimaire

L’emploi intérimaire repart à la hausse en février, avec 3 100 intérimaires de plus qu’en janvier.

Définition, source et champ

L'emploi intérimaire correspond à la mise à disposition temporaire d'un salarié par une entreprise de travail temporaire auprès d’une entreprise cliente utilisatrice, afin d'exécuter une mission dans le cadre d'un remplacement temporaire d'un salarié, de travaux saisonniers ou d'un accroissement temporaire de l'activité.

Il est associé à un type de contrat de travail spécifique, assorti notamment d’une indemnité de fin de mission. Depuis 2014, les employés intérimaires peuvent aussi contracter un contrat à durée indéterminée (CDI intérimaire) avec l’entreprise de travail temporaire. 

Bien que représentant une part réduite de l’emploi salarié (entre 2 et 3 %), l’intérim est un indicateur conjoncturel avancé de l’évolution de l’activité économique : il constitue la composante de l’emploi salarié la plus sensible à la variation du climat économique, variant rapidement à la hausse ou à la baisse en fonction de l’activité.

La Dares fournit des données sur le nombre d'intérimaires, y compris le nombre de CDI intérimaires, le volume de travail en intérim et les durées moyennes de mission, détaillées par secteur d'activité et par région de l'établissement utilisateur ; le nombre d’intérimaires et le volume de travail en intérim sont aussi détaillés selon la région de l’établissement de travail temporaire. Ces données sont disponibles depuis 2000, pour la France hors Mayotte. Depuis mai 2018, elles sont issues exclusivement de la Déclaration sociale nominative (DSN).

L'intérim en février 2021

Fin février 2021, 746 500 personnes occupent un emploi intérimaire (données provisoires, corrigées des variations saisonnières). 

Après s’être effondré en mars et avril 2020 au début de la crise sanitaire liée à la Codiv-19, l’emploi intérimaire a rebondi les mois suivants. Depuis décembre 2020, il est quasi stable : il baisse légèrement en janvier 2021 (-0,3 % soit -2 300 intérimaires) et repart un peu à la hausse en février (+0,4 % soit +3 100).

Fin février 2021, le nombre d’intérimaires est inférieur de 6,2 % (-49 700) à celui qui prévalait un an auparavant, avant la crise sanitaire.

Fin janvier 2021, dernier mois pour lequel des données détaillées sont disponibles, la légère baisse de l’emploi intérimaire tient au faible repli dans le secteur tertiaire (-1,6 %, soit –5 300), qui l’emporte sur les modestes hausses dans l’industrie (+1,0 % soit +2 600 intérimaires) et la construction (+0,3 %, soit +400). Toutefois, le nombre d’intérimaires diminue dans certains secteurs industriels, comme la fabrication de matériels de transports (−1,6 %), tandis qu’il augmente dans certains secteurs tertiaires, comme le commerce de gros (+2,3 %).

Sur un an, l’emploi intérimaire baisse de 6,6 %. Il recule davantage dans l’industrie (-9,1 %), le repli étant particulièrement marqué dans la fabrication de matériels de transport (-25,8 %). La baisse est moins importante dans le tertiaire (-3,9 %), même si les situations sont contrastées : le nombre d’intérimaires diminue de 64,9 % dans l’hébergement-restauration, alors qu’à l’inverse, il progresse de 8,5 % dans le transport et l’entreposage.

Fin janvier 2021, l’emploi intérimaire est peu dynamique, quelle que soit la région. Il diminue un peu plus que la moyenne nationale en Île-de-France (−1,0 %), dans les Hauts-de-France (−1,3 %) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (−1,6 %). Au contraire, il augmente légèrement en Bourgogne-Franche-Comté (+0,6 %) et dans le Grand-Est (+0,8 %).

Sur un an, le recul est plus marqué que la moyenne nationale en Île-de-France (-14,7 %) et en Occitanie (-12,0 %). Inversement, dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi intérimaire se rapproche, voire dépasse, son niveau de janvier 2020 (respectivement -0,3 % et +1,8 %).

Révisions : par rapport à l’estimation provisoire diffusée le 9 mars 2021, la baisse de l’intérim entre les mois de décembre 2020 et janvier 2021 est atténuée (−0,3 % contre −1,0 %).

L'intérim au 4e trimestre 2020

Après un recul historique lors du premier trimestre 2020 et une reprise marquée au cours des deux trimestres suivants, l’emploi intérimaire continue à se redresser au 4e trimestre 2020 (+5,1 %, soit +36 200 intérimaires, après +22,8 % soit +131 600 intérimaires au trimestre précédent). Cependant, ce redressement ne permet pas
encore de revenir au niveau prévalant avant la crise sanitaire : fin décembre 2020, l’emploi intérimaire reste inférieur de 5,3 % à son niveau un an auparavant.

La reprise se poursuit dans tous les secteurs mais à un rythme légèrement différent : elle est ainsi un peu plus forte dans la construction (+7,1 % après +23,3 % au trimestre précédent) que dans le tertiaire (+4,7 % après +19,6 %) et l’industrie (+4,6 % après +27,1 %). Dans les trois secteurs, l’emploi intérimaire reste toutefois inférieur
à son niveau d’avant-crise (par rapport à fin 2019, -9,5 % dans l’industrie, -3,1 % dans le tertiaire et -2,6 % dans la construction).

Mesuré en moyenne sur l’ensemble du 4e trimestre 2020, le volume de travail temporaire (en équivalent emplois à temps plein) continue à se redresser, mais à un rythme nettement moins soutenu qu’au trimestre précédent (+6,4 % après +50,7 % au 3e trimestre 2020).

Volume de travail temporaire en équivalent temps plein et nombre d'intérimaires en fin de trimestre

Les données fournies portent sur : 

  • le volume de travail temporaire par secteur d’activité, sexe, âge et par catégorie socioprofessionnelle ; 
  • le taux de recours par secteur d’activité ; 
  • le volume de travail temporaire et la durée moyenne des missions par secteur d’activité et région de l’établissement utilisateur.