La conjoncture du marché du travail | 4e trimestre 2018

Les rendez-vous de Grenelle

Ce rendez-vous de Grenelle a été l’occasion de faire un point sur la situation du marché du travail au 4e trimestre 2018. La Dares a également proposé un focus sur les trajectoires des salariés au SMIC.

Jeudi 14 mars 2018, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a présenté une nouvelle édition des rendez-vous de Grenelle en présence de Selma Mahfouz, directrice de la Dares ; Andréa Garnero, économiste à l’OCDE ; et Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.

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La conjoncture au marché du travail au 4e trimestre 2018 - Résumé

L’année 2018 se termine par une croissance de l’activité s’élevant à + 0,3 % en France au 3e comme au 4e trimestre. Malgré les mouvements sociaux de fin d’année, ce rythme est supérieur à celui des principaux partenaires européens : l’économie allemande stagne au 4e trimestre (+0,0 %) et l’Italie enregistre son 2e trimestre consécutif de recul du PIB (- 0,2 %). Ce relatif maintien de l’activité économique en France sur l’année permet à l’emploi de rebondir légèrement : au 4e trimestre, les effectifs salariés accélèrent à + 0,2 %, après +0,1 % le trimestre précédent. Tous les secteurs participent à cette dynamique, excepté l’intérim dont les destructions d’emplois se sont amplifiées tout au long de l’année. Les difficultés de recrutement sont restées à des niveaux élevés, suggérant l’existence de tensions structurelles sur le marché du travail français. Dans le même temps, le taux de chômage recule nettement au 4e trimestre (- 0,3 point à 8,8 % de la population active), principalement du fait de l’amélioration de la situation des jeunes sur le marché du travail. Sur un an, la baisse du chômage est plus faible (- 0,2 point en France). Le ralentissement tendanciel de la population active pourrait favoriser, à court terme, une poursuite de cette décrue du chômage. Enfin, en lien avec le ralentissement de l’activité, la part de la valeur ajoutée rémunérant le facteur travail augmente de nouveau en 2018, favorisée en fin d’année par des salaires réels qui repartent légèrement à la hausse.


Les salariés rémunérés au salaire minimum – Résumé

Entre 1995 et 2015, environ 11 % des salariés étaient chaque année rémunérés au voisinage du salaire minimum. Les salariés les plus jeunes, ainsi que les femmes, sont plus souvent concernés. La majorité des salariés qui ont connu un épisode au Smic sur la période n’y sont cependant restés que de façon transitoire : les deux-tiers des périodes passées au salaire minimum n’ont duré qu’une seule année au plus. Les épisodes de Smic les plus longs se concentrent ainsi sur une part minoritaire de salariés, qui restent durablement rémunérés à ce niveau : en moyenne chaque année, seuls 2 % des salariés sont rémunérés au salaire minimum depuis au moins deux ans. Cette situation est un peu plus prégnante chez les seniors : une fois au Smic, le risque de se maintenir durablement autour de ce niveau de rémunération se fait davantage sentir après 50 ans.


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