La conjoncture du marché du travail | 3e trimestre 2018

Les rendez-vous de Grenelle

Après avoir présenté ce qu’il fallait de retenir de la situation du marché du travail au 3e trimestre 2018, Selma Mahfouz, directrice de la Dares, a abordé la question des tensions sur le marché du travail.

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La conjoncture au marché du travail au 3e trimestre 2018 – Résumé

Au 3e trimestre 2018, la croissance du PIB en volume accélère en France à +0,4 % par rapport au trimestre précédent, au-dessus du rythme enregistré par la Zone Euro (+0,2 %). Dans ce contexte économique favorable, les créations nettes d’emplois salariés continuent de progresser mais à un rythme très modéré (+0,1 %), en raison notamment d’une nouvelle baisse de l’intérim et de l’emploi public. Un tel repli de l’emploi intérimaire s’observe pour le deuxième trimestre consécutif, après trois années de hausse ; il est en grande partie porté par le secteur industriel. En dépit de la légère progression de l’emploi salarié, le taux de chômage reste stable ce trimestre, conséquence d’une population active en expansion, en particulier chez les jeunes de 15 à 24 ans et les seniors de 55 à 64 ans. En revanche, la tendance à l’amélioration de la qualité des emplois se confirme : les embauches en contrat à durée indéterminée accélèrent, tandis que la part des emplois à temps complet se redresse. La dynamique des salaires réels ne reflète qu’imparfaitement cette amélioration progressive du marché du travail : en France comme en Zone Euro, l’accélération des salaires nominaux est absorbée, pour le moment, par la hausse de l’inflation.


Les tensions sur le marché du travail - Résumé

La hausse des difficultés de recrutement déclarées par les entreprises dans un contexte où le taux de chômage reste relativement élevé par rapport à la moyenne européenne relance la question des tensions sur le marché du travail. Une analyse croisant de nombreux indicateurs fait apparaître deux situations de tensions sensiblement différentes. D’une part, on trouve des métiers où les besoins de recrutement de la part des entreprises sont importants et coexistent avec un nombre important de chômeurs, souvent peu qualifiés et avec une forte rotation de la main d’œuvre (cuisiniers, ouvriers du bâtiment…). D’autre part, on trouve des métiers plutôt qualifiés, avec des besoins de recrutements également forts, mais où le nombre de demandeurs d’emploi est faible, et où la problématique semble plutôt liée à la qualification (ingénieurs de l’informatique, techniciens de l’électricité…).