Reconstitution des mouvements de main-d’œuvre depuis 1993

Guide méthodologique

Jusque mi-2015, les statistiques de mouvements de main-d’œuvre étaient élaborées à partir de deux sources : une déclaration mensuelle obligatoire pour les établissements de plus de 50 salariés (DMMO) et une enquête trimestrielle pour les établissements de moins de 50 salariés (EMMO). Depuis lors, elles sont établies à partir de la déclaration sociale nominative (DSN).

Le Document d’études présente les méthodes adoptées pour reconstruire les données sur les mouvements de main-d’œuvre à partir de la DSN et pour rétropoler l’ensemble des séries sur le passé. La première étape consiste à construire des bases de référence à partir des nouvelles données de la DSN, permettant de reconstituer le champ des séries historiques. Tous les établissements présents dans ces bases n’ont pas, tous les mois, déposé une DSN. Il s’agit donc de traiter la non-déclaration, afin de garantir la représentativité des statistiques. La méthode retenue pour y parvenir se fonde sur l’estimation économétrique d’une probabilité de réponse, suivie d’un calage sur marges. Cette méthode est appliquée au niveau des établissements, afin d’assurer la cohérence entre les microdonnées et les séries agrégées. Ensuite, une stratégie d’imputation est mise en œuvre pour corriger des anomalies de déclaration en DSN, en particulier sur les fins de contrat manquantes. Enfin, les données sont rétropolées, afin de corriger les ruptures de séries observées suite au changement de source, par le biais de repondérations sur les mouvements. In fine, ces différentes étapes permettent de fournir des données rétropolées depuis 1993 sur les établissements de plus de 50 salariés et depuis 1998 sur les établissements de plus de 10 salariés.

Enfin, toutes les données peuvent être visualisées et téléchargées aisément à partir d’une application dédiée

- Document d’études 2018-221 - Reconstitution des mouvements de main-d’œuvre depuis 1993 : guide méthodologique