Quels liens entre mobilité résidentielle et situation professionnelle ?

Entre 2010 et 2015, 7 % des personnes ont changé de région de résidence selon l’enquête Formation et qualification professionnelle réalisée par l’Insee. Les jeunes, les diplômés, les chômeurs et les personnes connaissant une séparation ou une mise en couple sont plus fréquemment concernés.

En moyenne, les chômeurs qui ont déménagé occupent plus souvent un emploi en 2015 que leurs homologues sédentaires, en raison de caractéristiques différentes. Toujours en moyenne, les actifs occupés qui ont déménagé travaillent un peu moins souvent en 2015 que les sédentaires mais, à caractéristiques identiques, ceux qui sont mobiles ont une probabilité plus élevée d’être en emploi par la suite.

À court terme, un déménagement sur deux s’accompagne d’un changement de situation professionnelle (accès à un emploi, nouvel employeur, promotion, etc.). Pour quatre chômeurs sur dix, la mobilité résidentielle est suivie de l’occupation d’un emploi dans les deux mois. Pour trois actifs occupés sur dix, elle s’accompagne d’une période de chômage ou d’inactivité, mais les travailleurs qui restent en emploi après le déménagement connaissent le plus souvent une amélioration de leur situation professionnelle, notamment lorsque la mobilité est liée à une mutation. À moyen terme, parmi les travailleurs ayant déménagé, plus de quatre sur dix déclarent de meilleures conditions de travail ou une position professionnelle plus élevée, contre trois sédentaires sur dix.

En termes de promotion, d’accès à l’emploi ou d’amélioration des conditions de travail, quelles sont les différences entre les femmes et les hommes suite à une mobilité résidentielle ? La Dares répond à ces questions dans un deuxième document : Quelles différences de situation professionnelle entre les femmes et les hommes suite à une mobilité résidentielle ?