Les nouveaux détenteurs d’un titre de séjour retrouvent-ils leur position professionnelle antérieure à la migration ?

Selon l’enquête « Elipa » de 2010, les personnes ayant obtenu un premier titre de séjour d’au moins un an ont connu des changements de positions socioprofessionnelles importants après leur arrivée en France.

Pour 54 % d’entre eux, cette position socioprofessionnelle, terme qui recouvre à la fois le niveau de qualification occupé lorsque les personnes restent en emploi, et le changement de statut d’activité (inactivité, emploi, chômage) s’est dégradée après la migration.

Pour 19 %, elle s’est améliorée, notamment sous l’effet d’un meilleur accès à l’emploi. Plus souvent que les hommes, les femmes occupent des positions socioprofessionnelles moins élevées après la migration. Mais pour une grande partie, ce constat s’explique par le fait que les femmes sont alors bien plus nombreuses à ne plus être actives. Le fait d’occuper une position professionnelle moins élevée après la migration est surtout lié à la catégorie socioprofessionnelle occupée dans le pays d’origine et au titre de séjour obtenu.

Trois années après la première interrogation, les nouveaux détenteurs d’un titre de séjour de 2010 sont plus nombreux à occuper des emplois plus qualifiés, surtout d’employés et d’ouvriers, moins souvent de cadres ou de professions intermédiaires. Pour les hommes et pour les femmes, ce sont la durée de séjour, le statut occupé sur le marché du travail lors de la 1ère interrogation (en emploi ou pas) et le motif administratif du titre de séjour qui sont liés à cette progression.

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