Les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail en 2016

Une nouvelle forte hausse des dépenses générales

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Les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail couvrent les dispositifs « ciblés » sur les demandeurs d’emploi et les personnes en difficulté sur le marché du travail, et des dispositifs « généraux » destinés à réduire le coût du travail, éventuellement pour certains secteurs ou territoires et renforcer les incitations à l’emploi. Elles s’élèvent à 133 milliards d’euros (Md€) en 2016, soit 6 points de PIB (en augmentation de 9 % en euros constants par rapport à 2015).

Les « dépenses ciblées » s’élèvent à 67 Md€ en 2016, soit 3 points de PIB, et progressent de 2,5 % en euros constants (après +0,8 % en 2015). Ces dépenses comprennent les politiques destinées à favoriser la reprise d’emploi (politiques « actives ») et celles destinées à compenser la perte de revenu en cas de perte d’emploi (politiques « passives »). La dépense en faveur des politiques « actives » (près du quart des dépenses ciblées) augmente de près de 10 %, notamment du fait de la hausse des dépenses associées à la formation professionnelle des demandeurs d’emploi (+17,3 %). Les dépenses au titre des politiques « passives » (67 % des dépenses ciblées) progressent de 0,8 %. Les moyens consacrés au service public de l’emploi diminuent de 1,8 % et représentent 8 % des dépenses ciblées.

Les « dépenses générales » atteignent 66 Md€ en 2016, soit 3 points de PIB, dont 22 Md€ d’allégements généraux de cotisations sociales sur les bas salaires et 19 Md€ de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). S’y ajoutent d’autres mesures de baisse du coût du travail (aides à l’embauche, des mesures en faveur de l’emploi dans certains secteurs d’activité et zones géographiques) et des incitations financières à l’emploi (prime d’activité). Les dépenses générales ont progressé de 17,9 % par rapport à 2015. Cette forte hausse est largement imputable à la montée en charge du pacte de responsabilité et à la mise en place des aides à l’embauche et de la prime d’activité.

À la lisière de ces politiques en faveur de l’emploi et du marché du travail, certaines dépenses sociales (minima sociaux) représentent en sus 20,3 Md€ en 2016.

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