L’activité réduite : quel impact sur le retour à l’emploi et sa qualité ? Une étude à partir de l’appariement FH-DADS

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En France, en 2000, un quart des demandeurs d’emploi exercent une activité tout en recherchant activement un autre emploi. L’activité réduite permet au demandeur d’emploi de maintenir un lien avec le marché du travail, mais comporte parallèlement un risque d’enfermement du demandeur d’emploi dans une trappe au travail précaire. Dans cet article, nous évaluons l’impact de l’exercice d’une activité réduite sur la sortie du chômage vers l’emploi et sa qualité. L’étude est réalisée à partir d’un appariement original entre les données administratives de Pôle emploi et les déclarations annuelles des données sociales.

Les techniques de matching dynamique nous permettent d’isoler un effet positif de l’activité réduite sur le taux de retour à l’emploi 12 mois après l’entrée en activité réduite (de l’ordre de 10 points), à condition qu’elle ne se prolonge pas au-delà de 6 mois. Cet effet positif est globalement croissant avec le temps écoulé entre l’inscription comme demandeur d’emploi et le début de l’activité réduite. La qualité de l’emploi retrouvé, mesurée à partir du salaire en emploi et du nombre d’heures travaillées, n’est cependant pas significativement améliorée par l’exercice d’une activité réduite, et ce quelle que soit la durée de celle-ci.

Document d’études n° 183 - L’activité réduite : quel impact sur le retour à l’emploi et sa qualité ?