Les dispositifs de politique d’emploi dans les zones urbaines sensibles en 2004

un accès privilégié aux CES et aux SIFE collectifs

JPEG - 7.6 ko

En 2004, 96 500 habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) ont accédé à un contrat aidé hors apprentissage, soit 12 % du total des entrants dans ces dispositifs en France métropolitaine. Les contrats emploi-solidarité (CES) et les stages collectifs d’insertion à la formation et à l’emploi (SIFE collectifs) sont les contrats les plus ouverts aux habitants des ZUS : ces derniers représentent 17 % des embauches en CES et 19 % des entrées en SIFE collectifs.

Les taux d’accès des demandeurs d’emploi à un CES ou un SIFE collectif sont supérieurs en ZUS : la probabilité d’embauche en CES est ainsi de 7,6 % en ZUS, contre 5,1 % hors ZUS.

Lorsque l’on neutralise les différences de caractéristiques socio-démographiques de la population des demandeurs d’emploi entre les ZUS et le reste du territoire, l’avantage relatif des ZUS dans l’accès au CES et au SIFE collectif se réduit mais reste significatif. Il en est de même pour l’accès au CES des chômeurs de longue durée.

En revanche, à caractéristiques sociodémographiques identiques, les bénéficiaires du RMI ont des probabilités comparables d’accéder à un CES ou à un SIFE collectif qu’ils habitent ou non en ZUS.

Les jeunes au chômage ou inactifs accèdent moins fréquemment aux contrats en alternance et aux contrats spécifiquement destinés aux jeunes lorsqu’ils résident en ZUS.

- Premières Synthèses 2007.03-n°13.4 : Les dispositifs de politique d’emploi dans les zones urbaines sensibles en 2004 : un accès privilégié aux CES et aux SIFE collectifs