La structure des rémunérations en 2006

les primes représentent en moyenne 12,4 % de la rémunération dans le secteur concurrentiel

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En 2006, dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur concurrentiel, 82 % des salariés ont perçu des primes et compléments de salaires. La part de ces primes et compléments dans la rémunération brute de l’ensemble des salariés s’élève en moyenne à 12,4 %, en légère baisse par rapport à 2005.

Les primes de performance sont accordées principalement aux cadres alors que les ouvriers touchent surtout des primes d’ancienneté ou des primes liées à des contraintes de poste. La part des primes croît avec la rémunération. Plus l’entreprise est grande, plus cette part est importante. L’énergie et les industries de biens intermédiaires, telles que la chimie, le caoutchouc, les plastiques ou les produits minéraux sont les secteurs où la part des primes dans la rémunération est la plus élevée.

Selon les déclarations des entreprises à l’enquête sur le coût de la main-d’oeuvre et la structure des rémunérations, 32 % des salariés ont reçu une rémunération pour heures supplémentaires ou complémentaires (1). Un ouvrier sur deux en a perçu et, dans les entreprises de 10 à 250 salariés, plus d’un salarié sur trois est concerné. Ce sont les transports et la construction qui y recourent le plus. La part de cette composante dans la rémunération brute de l’ensemble des salariés s’élève en moyenne à 1,3 %, en légère hausse par rapport à 2005.

En 2006, les primes de participation, d’intéressement et d’épargne salariale représentent un surcroît de rémunération équivalant en moyenne à 7,8 % de la rémunération des salariés bénéficiaires. Les cadres perçoivent, plus souvent que les autres catégories socioprofessionnelles, une telle prime.

- Premières Synthèses 2009-31.4 - La structure des rémunérations en 2006 : les primes représentent en moyenne 12,4 % de la rémunération dans le secteur concurrentiel


(1) - Cette proportion est cependant sous-estimée dans la mesure notamment où un grand nombre d’entreprises n’ayant pas réduit leur horaire de travail à 35 heures omettaient jusqu’à peu de déclarer aux enquêtes statistiques une partie des heures supplémentaires régulièrement travaillées.