La structure des rémunérations en 2005

les primes représentent en moyenne 13,2 % de la rémunération dans le secteur concurrentiel

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En 2005, dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur concurrentiel, 84 % des salariés ont perçu des primes et compléments de salaire. La part de ces primes et compléments dans la rémunération brute de l’ensemble des salariés s’élève en moyenne à 13,2 %. Les primes de performance sont accordées principalement aux cadres alors que les ouvriers touchent surtout des primes d’ancienneté ou des primes liées à des contraintes de poste. La part des primes croît avec la rémunération. Plus l’entreprise est grande, plus cette part est importante. L’énergie et les activités financières sont les secteurs où la part des primes dans la rémunération est la plus élevée.

Selon les déclarations des entreprises à l’enquête statistique annuelle sur le coût de la main-d’œuvre et la structure des salaires, 29 % des salariés ont reçu une rémunération pour heures supplémentaires ou complémentaires (1). Un ouvrier sur deux en a perçu et, dans les entreprises de 10 à 19 salariés, un salarié sur trois est concerné. Ce sont les transports et la construction qui y recourent le plus.

En 2005, 54 % des salariés ont reçu une prime d’épargne salariale qui représente un surcroît de rémunération équivalant en moyenne à 7,5 % de leur rémunération.

- Premières Synthèses 2008-45.1 - La structure des rémunérations en 2005 : les primes représentent en moyenne 13,2 % de la rémunération dans le secteur concurrentiel


(1) Cette proportion est cependant sous-estimée, dans la mesure notamment où un grand nombre d’entreprises n’ayant pas réduit leur horaire de travail à 35 heures omettaient jusqu’à peu de déclarer aux enquêtes statistiques une partie des heures supplémentaires régulièrement travaillées.