Les candidats à la validation des acquis de l’expérience (VAE)

Au cours du 1er semestre 2007, la Dares a mené une enquête, en collaboration avec la DGAS, la Drees et le Céreq, auprès de candidats à la certification par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE) dont le dossier a été jugé recevable entre le 1er janvier et le 30 juin 2005 pour les titres et diplômes de niveau V. La VAE, instituée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, élargit le dispositif antérieur de validation des acquis professionnels (VAP) et consacre un nouveau droit d’accès à la certification. Depuis cette date, toute personne peut obtenir la totalité d’un diplôme ou d’un titre grâce à son expérience, qu’elle ait été acquise au travers d’activités salariées, non salariées ou bénévoles.

L’enquête vise en premier lieu à caractériser les publics candidats à la VAE. Elle permet de disposer de statistiques plus riches que celles fournies par les sources administratives et transversales aux divers ministères certificateurs, notamment sur la situation professionnelle, les attentes et les projets des candidats. Se limiter aux candidats visant une certification de niveau V permet d’approcher le mieux possible les candidats les moins qualifiés, soit ceux principalement visés par la loi instituant la VAE. L’enquête permet aussi de mieux appréhender les différentes étapes du parcours des candidats sur une période de près de deux ans dans les divers ministères certificateurs : accompagnement, préparation des épreuves, passage des épreuves, taux d’échec, de réussite et d’abandon. solutions proposées et mises en œuvre en cas d’échec…
Un échantillon de 4752 candidats à la VAE visant un titre ou diplôme de niveau V dont le dossier a été jugé recevable entre le 1er janvier et le 30 juin 2005 a été interrogé par téléphone par la société IPSOS entre janvier et mars 2007. Chaque interview a duré entre 20 et 35 minutes.

170 titres et diplômes différents étaient visés par les candidats interrogés, dont 109 diplômes (CAP, BEP ou mentions complémentaires) au ministère en charge de l’Education nationale, 59 titres professionnels au ministère chargé de l’emploi et 2 diplômes aux ministères chargés des affaires sociales et de la santé.

Les principales certifications présentées par les candidats couvrent le champ du secteur sanitaire et social :

  • le diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) du ministère chargé des affaires sociales : 41 % des candidats ;
  • le diplôme professionnel d’aide soignante (DPAS) du ministère chargé de la santé : 22 % des candidats ;
  • le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) petite enfance du ministère de l’Éducation nationale : 11 % des candidats. Relèvent également de ce ministère et de ce secteur deux certifications moins fréquemment visées, le brevet d’études professionnelles (BEP) carrières sanitaires et sociales et la mention complémentaire à domicile (2 %) ;
  • le titre professionnel assistante de vie aux familles (ADVF) du ministère chargé de l’emploi : 8 % des candidats visant un titre ou un diplôme de niveau V.

Le questionnaire était structuré en seize modules. Les cinq premiers modules visaient à décrire le profil et la situation du candidat au moment où il déposait son livret de recevabilité (niveau de formation, situation par rapport à l’emploi, le cas échéant, par rapport à la recherche d’emploi, expérience en terme de formation professionnelle, expérience professionnelle). Les neuf modules suivants avaient pour objectif de décrire le parcours du candidat dans sa démarche, depuis l’origine jusqu’à la date de l’enquête (initiative, situation actuelle, interruption éventuelle de la démarche, suites éventuelles de validation partielle, accompagnement éventuel, formes d’aide apportée au candidat, travail personnel fourni, formations réalisées dans le cadre de la démarche, ressources des candidats pour entreprendre leur démarche). L’avant dernier module avait pour objectif d’étudier la situation professionnelle à la date de l’enquête dans le but de la comparer à celle du candidat au moment où il a déposé son livret de recevabilité. Enfin, le dernier module permet d’appréhender l’origine sociale du candidat.